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05/08/2007

Die Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche (l'église du souvenir)

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C'est un monument qui m'émeut énormément aussi. Lorsque je prends la S-Bahn, à Berlin, je la guette toujours avant d'arriver à la station "Zoologischer Garten". C'est assez étrange, d'ailleurs, cette église éventrée qui se dresse au milieu de tant de bâtiments modernes... C'est cela aussi qui fait le charme de Berlin : tous les styles s'y côtoient, offrant au visiteur le spectacle ahurissant de mélanges parfois inouïs!

C'est l'empereur Guillaume II qui fit élever cette église de style néoroman pour honorer la mémoire de son grand-père Guillaume Ier. La nef était richement ornée de mosaïques et de vitraux. Cette église de la fin du XIXème siècle (1890-1895) ne figurait pas pour autant parmi les monuments majeurs du Berlin d'avant-guerre.

Les bombes qui la détruisirent en 1943 ne laissèrent que le clocher décapité. Dans les années 1950, lorsque fut envisagée la démolition de ces vestiges, les Berlinois protestèrent si vivement que la municipalité se résolut à convertir les ruines en mémorial.

Une chapelle moderne, entièrement tapissée de vitraux bleus fabriqués à Chartres, se dresse depuis 1961 devant le porche.

L'église du souvenir sert de lieu d'exhortation contre la guerre et d'appel à la réconciliation dans Jésus-Christ...

Les Berlinois donnent très souvent des surnoms affectueux aux monuments de leur ville. Ainsi, l'église du souvenir est appelée couramment la dent creuse! 

 

Une autre vue assez connue de la "Gedächtniskirche" la montre derrière la sculpture "Berlin", érigée alors que la ville était encore divisée. Les deux longues "tiges" ne se touchent pas, elles sont le symbole des deux parties de la ville, proches l'une de l'autre et ne pouvant même pas se frôler. Une guide nous a expliqué, cette année, que les Berlinois avaient aussi un surnom pour cette sculpture : les vers de terre ivres!!

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01/08/2007

Das Brandenburger Tor (la porte de Brandebourg)

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Pendant plusieurs jours, je vais vous présenter quelques monuments berlinois que j'aime particulièrement. Pas étonnant, donc, que cette série s'ouvre sur un petit topo concernant ... la porte de Brandebourg! Elle m'émeut beaucoup (j'imagine déjà les sarcasmes de mademoiselle Sandra!!). Car c'est un monument chargé d'histoire. La dernière en date : la division, puis la réunification de l'Allemagne. C'est cette grande histoire-là qui me touche...

La porte de Brandebourg est devenue l'emblème de Berlin. Pour dessiner cette élégante structure néo-classique haute de 20 mètres, Carl Gotthard Langhans prit modèle sur les Propylées qui donnaient accès à l'Acropole d'Athènes. Sa construction dura de 1788 à 1795.

Au sommet se dresse le célèbre quadrige, dessiné par Johann Gottfried Schadow. La déesse de la Victoire, debout dans un char tiré par quatre chevaux, symbolisait à l'origine le triomphe de la paix. Napoléon fit emmener à Paris ce célèbre quadrige lorsqu'il occupa la ville en 1806. Frédéric-Guillaume III fit ajouter les attributs plus guerriers de l'aigle et de la croix de fer quand la statue retrouva sa place en 1814, après la défaite de Napoléon.

La porte de Brandebourg a servi de cadre à de nombreux événements, des parades militaires aux célébrations de la naissance du IIème Reich, ainsi qu'à l'arrivée au pouvoir de Hitler. La répression d'un soulèvement ouvrier par les Russes y fit 25 victimes en 1953.

Jusqu'en 1989, elle fut le symbole par excellence de la divison de Berlin et de l'Europe. Elle fut restaurée entre 2000 et 2002. Joli retournement de situation : elle est aujourd'hui le symbole de la Réunification. Il paraît que la Saint Sylvestre à Berlin, c'est quelque chose. Les gens font la fête aux alentours de la porte de Brandebourg. Mon rêve : en être un jour!!

Je reconnais que cette année, la porte de Brandebourg n'avait pas revêtu ses plus beaux atours pour ma venue (honte à elle!). Quelques jours après mon séjour dans la capitale allemande se tenait la semaine de la mode tout près de la célèbre porte. Un immense chapiteau avait été installé de l'autre côté de la "Pariser Platz". Un peu dommage!

Quand on se balade le long de la "East side gallery", on peut voir ce dessin qui montre comment se découpait la ville, du temps du mur, aux alentours de la porte de Brandebourg : 


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30/07/2007

Saarburg-Saarschleife

Ce qui est pratique, quand on n'habite pas très loin de l'Allemagne et que l'on aime ce pays, c'est qu'on peut décider, un beau matin au réveil, comme ça, sur un coup de tête, d'aller y passer la journée!

Hier, mon compagnon, notre fille et moi sommes retournés à Saarburg, ville médiévale d'une beauté époustouflante, située dans le Land "Rheinland-Pfalz" (Rhénanie-Palatinat). Nous ne sommes pas partis sur un coup de tête, cette fois-ci. Non, nous avions préparé notre "coup" depuis un petit moment déjà. But de l'opération : faire découvrir à un couple d'amis cette ville pour laquelle nous avons littéralement craqué tous les deux en février de cette année. Pour moi, "l'enjeu" était important : Ani, notre amie, n'avait jamais mis les pieds en Allemagne, et j'avais envie qu'elle adopte ce pays. Je n'y peux rien, j'ai une fâcheuse tendance à vouloir faire des adeptes!!

Bref. Nous avons donc passé la journée à Saarburg. Nous y sommes arrivés vers midi et avons pris le temps de vivre, de tout savourer. Notamment un repas fort sympathique dans un petit restaurant non moins sympathique, à deux pas de la magnifique et impressionnante chute d'eau (d'une hauteur de 20 mètres!) qui donne un charme fou au centre-ville.
Le repas s'est fini sur une note sucrée : un bout de gâteau joliment appelé "Bienenstich" (=piqûre d'abeille) et tout simplement délicieux!

Passées les agapes, nous nous sommes rendus au château. Nous sommes montés tout en haut. Puis, au retour, nous avons fait une petite escale à la "Saarschleife" (la boucle de la Sarre). Ani a tout de suite été emballée, retenant presque son souffle en arrivant dans ce lieu magique.
Puis, dans la voiture, alors que je maudissais le peu de kilomètres qui me séparaient de la France (je sais, Tommie, je suis une traîtresse!), Ani s'est exclamée : "Oh non, pas la France!" Voilà, elle était conquise! Et moi comblée!!

 

Pour vous faire partager un peu ces moments, je vous mets des photos de Saarburg et de la Saarschleife (voir mes albums en haut à droite), ainsi que ...

f4d923bbebe1893c2bc2c6c0aa9804c1.jpgVoilà, c'est la photo d'un "Bienenstich"!!!