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10/06/2008

Clin d'oeil à Claude !

Claude Hagège.jpg

Oui, clin d’œil et coup de chapeau à l’ami Claude Hagège, dont je suis une fervente admiratrice ! Presque une disciple ! Ce linguiste m’épate ! Cette nuit, réveillée à 4h30 par une nécessaire tétée, j’ai regardé une rediffusion de la dernière émission de Guillaume Durand, « Esprits libres ». Le sujet : Les Français sont-ils nuls en anglais ? L’émission était passionnante.  Claude Hagège a expliqué que nous sous-estimions nos enfants et que, tout petits déjà, ils étaient capables d’assimiler des quantités de savoirs. J’en ai la preuve vivante au quotidien : ma fille, Clara, comprend tout ce que je lui dis en allemand. Elle me répond bien souvent en français, ou alors elle fait un mélange des deux langues, mais la compréhension est déjà nette et c’est fabuleux. De plus, elle est très fière de ce petit détail qui la différencie de pas mal d’enfants de son âge : hier, elle a raconté à sa maîtresse et aux gamins de sa classe qu’elle avait passé son dimanche en Allemagne et que là-bas, « bonjour » se disait « guten Tag ». Elle a dit d’autres mots en allemand. Ce qui est formidable, à cet âge-là, c’est qu’il n’y a aucun a priori ! On prend ce qu’on vous donne. Pas comme les ados boutonneux que j’ai en classe et qui, pour la plupart, ont déjà (malheureusement) leurs idées préconçues : l’allemand, c’est moche. Et, surtout, c’est horriblement difficile ! Pas sexy du tout ! A propos de difficulté, Claude Hagège soulignait chez Durand l’extrême complexité de la langue anglaise. Il est même allé jusqu’à dire que l’allemand était plus facile. Et pourquoi pas ?!! Pour ma part, je n’ai pas d’avis sur la question, je sais seulement que l’anglais m’a toujours moins parlé (c’est le cas de le dire !) que l’allemand ou l’italien. Mais, d’une façon générale, même si je n’en ai pas l’air comme ça, j’aime toutes les langues, leur musique, leur chant. C’est pour moi un émerveillement sans bornes que d’écouter parler d’autres personnes dans une langue que je ne comprends pas forcément.

Evidemment, chez Guillaume Durand, il y avait des gens pour affirmer haut et fort, presque avec une certaine fierté, qu’ils avaient fait X années d’allemand durant leur scolarité et qu’il ne leur en restait tout bonnement que dalle. Et, comme à chaque fois en pareilles circonstances hautement dramatiques, je me demande : « Quoi ? On peut donc vivre sans la langue allemande ?! » Eh oui, il faut que je me fasse une raison. Il existe même des gens qui détestent cette langue que j’aime tant, qui crachent dessus sans scrupules, la salissent, la roulent dans la boue. J’en reviens à la bonne vieille sagesse populaire : « Si tu n’aimes pas la soupe, ne va pas en dégoûter les autres » ! Zut, alors !

Mais je m’emporte et m’éloigne de mon propos premier. Claude Hagège a expliqué que tout se jouait très tôt et qu’il était nécessaire de mettre très vite nos enfants en contact avec d’autres langues que la leur. Cela ne crée pas de confusions, al contrario ! Alors stop aussi avec cette idée reçue qui veut qu’on embrouille le cerveau d’un môme en l’habituant à la mélodie d’autres langues que la sienne ! Tout se joue très tôt, oui. D’ailleurs, à ce propos, j’aime citer ce dicton allemand : « Was Hänschen nicht lernt, lernt Hans nimmermehr »…

09/06/2008

Blieskastel

IMG_5423 [640x480].JPGJolie petite expédition (on peut vraiment parler d'expédition quand on part ainsi avec deux enfants !), oui : jolie expédition hier en Allemagne. Nous sommes arrivés en début d'après-midi à Blieskastel. Le centre-ville, même si j'ai déjà vu mieux, est plutôt agréable. Et puis, ce qui est vraiment chouette à Blieskastel, c'est que partout autour de la ville, on peut se payer de belles balades. Par exemple, on peut prendre la "Barockstraße" et faire quelques haltes sur ce parcours. A ne pas manquer : le "Gollenstein" ! Hier, c'était l'un des buts de notre virée. Ce menhir est impressionnant : 6, 58 mètres de haut ! L'idéal, c'est de partir à pied à sa rencontre, par la forêt. C'est ce que nous avons fait, et c'était vraiment agréable.  Le "Gollenstein" est situé aussi sur un parcours réservé aux pèlerins, qui poussent généralement jusqu'au cloître des environs (nous irons peut-être le voir un autre jour). Du coup, on peut voir des coquilles saint Jacques incrustées sur la route. La coquille saint Jacques ("Jakobsmuschel" en allemand) est le symbole des pèlerins, notamment de ceux qui se rendent à Saint Jacques de Compostelle. On parle aussi de "Pilgermuschel", c'est-à-dire de "coquille de pèlerin".

Bref, encore un coin bien sympa que j'étais heureuse de découvrir ! Et une punaise de plus sur ma carte d'Allemagne ! Car, oui, à chaque fois que je découvre une ville allemande, je plante une punaise sur la carte d'Allemagne que j'ai accrochée sur un des murs de l'appartement (dans un de nos trois débarras ... je ne voulais pas non plus abîmer tout un beau pan de mur, car des punaises, il y en a beaucoup maintenant !! D'ailleurs, ces punaises-là pourraient faire l'objet d'une prochaine note ! Ainsi, je vous parlerais des villes allemandes que j'ai déjà vues, de celles que j'aimerais voir, etc. !)

 

Et ne partez pas sans regarder les photos que j'ai faites hier (voir album, en haut à droite).